Une Balade à Siem Reap

Siem Reap est la capitale de la Province de Siem Reap, située au Cambodge, à proximité du complexe archéologique d'Angkor et à environ 314 km au nord-nord-ouest de la capitale Phnom Penh.

Siem Reap a une architecture de style colonial et chinois notamment dans le quartier français et autour du Vieux Marché. En ville on trouve des festivals de danse Apsara, des magasins d'artisans, des fermes séricicoles, des rizières, des villages de pêcheurs et des sanctuaires pour oiseaux près du lac Tonlé Sap.

C'est une ville en plein développement du fait de l'attraction touristique en plein essor que représentent les temples d'Angkor depuis la fin de la guerre et les dernières attaques Khmers rouges qui eurent lieu jusqu'en 1994. Le tourisme s'est particulièrement accéléré depuis les années 2000. De nombreux hôtels y ont été construits et d'autres sont en construction grâce notamment à l'apport de capitaux étrangers. Beaucoup de petits établissements sont concentrés autour du Vieux Marché, alors que les hôtels les plus chers sont situés entre l'aéroport international de Siem Reap-Angkor et Siem Reap le long de la route nationale 6. Il y aussi une variété d'hôtels et de restaurants de catégorie moyenne le long de la rue Sivatha et dans la zone de Phsar Leu. Il y reste quelques édifices antérieurs à l'indépendance, appelés compartiments chinois.

C'est aussi le nom d'une rivière sacrée tributaire du Tonlé Sap.

Siem Reap traditionnel: les rues, les gens, le marché...
















Tout comme au Laos, on trouve du pain dans la rue...





Il arrive de croiser, plus ou moins fréquemment,
des gens mutilés de la guerre ou de mines antipersonnel...
souvenir pénible des années difficiles passées il n'y a pas si longtemps…













Le marché qui ressemble beaucoup aux marchés que j'ai l'habitude de traverser en Thaïlande...
















Mais quittons à présent le quartier des marchés,
pour découvrir celui des restaurants et des boutiques...



Siem Reap:
​les Boutiques, les Restaurants...

Bars, Pubs, Restaurants: tout est là, à portée de main


Ma balade dans ces ruelles, me fait découvrir un quartier tout neuf
avec des décorations assez surprenantes

Une ambiance assez "européenne", j'irai même jusqu'à dire...
un peu provençale sur les bords...

Franchement... on ne croirait pas être au Cambodge !
Je me verrais bien assis sur ce canapé avec un Pastis et quelques olives...




Au centre de Siem Reap, quelques rues et ruelles qui ont été refaites il y a peu.
On y trouve une multitude de petits restaurants, avec une décoration agréable,
qui donne envie de s'y installer...
































La nuit tombe vite... il est temps de trouver une bonne table










Tous ces restaurants n'ont pas grand chose de Cambodgien, certes...
On aime... ou on n'aime pas...
Personnellement, j'ai trouvé cet ensemble très cohérent.
Les couleurs, les éclairages, les décorations sont en général de très bon goût.

​Un Restaurant français...

Découvert aussi, ce petit restaurant typiquement français...
avec des décorations originales (très rétro) qui rappellent le bon vieux temps...

Afficher un panneau de ce genre en Asie du sud-est est vraiment de l'incitation à la gourmandise...

Chez « Bébé », je vous recommande (entre autres) la salade Contrescarpe (salade verte, foie gras poilé, magret de canard fumé et petite tomates) : un petit régal !

C'était l'occasion de faire connaissance avec "Bébé" le patron du "Comptoir".
Ses anecdotes et ses aventures au Cambodge depuis une dizaine d'années
nous ont fait passer un agréable moment.

Un cadre sympa, chaud, accueillant avec un vrai Zinc sur le comptoir !




​Mes Impressions sur Siem Reap

Cette petite ville m'a énormément plu, et le quartier central rénové il y a peu, est vraiment très agréable avec tous ces restaurants et boutiques aux couleurs et aux décorations très modernes. C'est un plaisir de s'y promener.

Ambiance calme, feutrée : il est vrai que nous y étions en basse saison, début juin…

C'est le genre de quartier qu'on ne trouve pas en Thaïlande, ni à Bangkok, ni à Phuket.

Les gens sont souriants, accueillants, serviables.

Les prix des consommations sont raisonnables (moins chères qu'en Thaïlande)

Tout se paye en dollars.

Les hôtels sont innombrables, et il y en a pour tous les goûts.

Les tuk-tuk sont très corrects : pour notre virée à Angkor, nous avons payé 10 dollars pour nous trimbaler de temple en temple de 8h30 à 16h… donc, là aussi, rien à voir avec la Thaïlande.

Mon conseil du Jour : si vous avez l'envie ou l'occasion : n'hésitez pas !

​L'Anecdote


Pour les visiteurs provenant de Thaïlande et par la route :

La frontière cambodgienne se trouve à environ 250 km de Bangkok et une fois la frontière franchie, il reste à parcourir 150 km pour atteindre la petite ville de Siem Reap.

Nous pensions pouvoir nous rendre au Cambodge en voiture… mais nous n'avons pas été autorisés à pénétrer avec la voiture immatriculée en Thaïlande, malgré des papiers de véhicule en règle, permis international etc…

Ce fut d'ailleurs une « aventure » que de demander les autorisations.

Pour la petite anecdote, après avoir essayé de faire comprendre ce que nous voulions, nous avions l'impression de demander à décrocher la lune.

Apparemment, cette demande ne paraissait pas très habituelle… et finalement, après la énième explication, on nous conseillait gentiment de revenir une heure plus tard car le chef était parti jouer au tennis…

C'est quelque peu découragés que nous avons laissé la voiture sur un parking gardé du côté thaï (100 baht/jour) et avons pris un taxi pour nous amener à notre destination finale.

Le tarif normal d'un taxi pour rallier Siem Reap est de 40 dollars…

à notre arrivée, à la frontière, nous avons payé 80 dollars… une belle arnaque, mais bon, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.

Pour le retour, nous nous sommes adressés à une agence de Siem Reap qui, elle, facturait le trajet à 40 dollars…

La route reliant le poste frontière à Siem Reap est tout à fait convenable, mais il faut compter environ deux heures de trajet.

Tous comptes faits, nous nous sommes rendus compte assez rapidement que de laisser la voiture en Thaïlande était bien plus sage et raisonnable : la façon de conduire des cambodgiens est assez spéciale et un temps d'acclimatation plus ou moins long est nécessaire… car c'est à la limite de prendre des risques inutiles, exemple:

le rétroviseur ne sert pas à regarder en arrière, mais à remettre sa mèche de cheveux dans le bon sens ou de vérifier son rouge à lèvres...

lorsqu'un conducteur veut tourner à gauche, il ne se sert pas du clignotant mais il tourne la tête vers la gauche... etc...

​CAMBODGE: Un peu d'histoire


Ancien protectorat français intégré à l'Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République Démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam. Alors débute le contentieux khméro-vietnamien, des incidents frontaliers qui ont poussé les Vietnamiens à passer la frontière en 1979.

Confronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges - des rebelles communistes d'inspiration maoïste -, avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger (Moscou et Pékin) et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est.

Avec l'appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n'ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la Chine communiste prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire maoïste.

L'« Angkar » (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations unies comme un génocide, mais elle ne correspond pas à la définition d'un génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale).

Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, provoquant l'effondrement du régime des Khmers rouges.

Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays.

Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.

Le Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante (pays classé 162e sur 179 de l'Indice de perceptions de la corruption Transparency International en 2007 [1]). De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D'autres problèmes hérités du désastre Khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage est encore loin d'être finalisé) ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.).

Depuis son arrivée le Premier Ministre Hun Sen s'est rapproché à la fois de la Chine et surtout des États-Unis. Ainsi, deux bases navales américaines ont été ouvertes en toute discrétion il y a quelques années près de Sihanoukville et l'ambassade américaine, récemment construite dans le centre de Phnom Penh, surprend par son ampleur. Qui plus est, une politique d'anglicisation intensive du pays a été également entreprise depuis l'accession de Monsieur Hun Sen au pouvoir. On citera par exemple les "Gendarmeries nationales" devenues "Police Stations", les plaques d'identité des policiers transcrites en anglais (les anciennes, en français, sont vendues au marché noir), l'administration qui est passée à l'anglais ou encore la poste (les timbres ne mentionnent plus "Royaume du Cambodge", mais "Kingdom of Cambodia")... La langue française n'est quasiment plus pratiquée ni comprise dans la population, surtout dans les tranches d'âge plus jeunes. L'anglais est véritablement devenu indispensable pour circuler dans le pays, même dans les hôtels ou commerces appartenant à des Français, ou de tradition française, où la langue de Molière n'est plus pratiquée. Dans les commerces et les hôtels, les prix sont affichés en dollar américain, et la plupart des transactions se font dans cette devise (comme la taxe pour sortir du pays, par exemple.)

Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays.

Source: Wikipédia