Flash-Back !

Avant mon installation à Phuket

J'avais effectué plusieurs voyages vers la Thaïlande entre 1994 et 1996 et ma passion pour ce pays, on peut appeler ça de cette manière, n'allait que grandissante.

Je fatiguais mes collègues de travail avec mes récits... je n'avais plus que la Thaïlande en tête et par la suite, mon licenciement économique en 1995 changea, on peut le dire, le cours de ma vie. Je ne suis pas complètement sûr que s'il n'y avait pas eu cet évènement, que je serais Phuket aujourd'hui...

Courant 1997, je décidais de venir séjourner pendant deux mois à Phuket pour tâter le terrain, c'est à dire en essayant de sortir de la peau d'un vacancier avec son budget vacances, de voir d'un peu plus près l'ambiance, la mentalité, la vraie façon de vivre, les vrais besoins, les possibilités de faire quelque chose.

Passer des vacances en Thaïlande est une chose, y vivre à plein temps en est une autre bien différente, mais ça, je l'avais déjà compris.

J'avais connu DA, mon épouse en janvier de la même année, j'avais donc déjà un bon repère et une bonne motivation... pour faire mon « voyage d'études ». Je ne peux pas dire que j'avais peur de sauter le pas, mais je n'avais pas trop envie de me planter en le faisant.

Bref, me voila en juillet et août à Phuket et j'en profite pour faire un trip dans le nord.

Le pays Isan, le village de DA, Sukhothai, que je découvrais, des endroits tellement différents de Phuket...

Première visite dans le village de DA
Je fais la connaissance de Dune et de Dao, ses deux fillettes

Première Demeure à Patong

Lors de mon premier séjour vacances en Thaïlande en 1994, j'avais atterri un peu par hasard au « Jardin » à Patong. Nous avions alors fait la connaissance de Nadine et de Rémy et je peux dire que ce furent mes premiers amis à Phuket, avec lesquels je suis toujours en contact.

Le 17 Novembre 1997, j'étais définitivement à Phuket avec juste une valise, un sac à dos, quelques CD de musique et mon appareil photo...

Avant de m'installer à Phuket, tous mes séjours se passèrent d'ailleurs au Jardin, mais une fois définitivement installés, je me mettais rapidement en quête d'une maison.

Patong... oui, pour y séjourner quelques jours comme vacancier ou pour y travailler c'est pas mal à condition d'aimer la foule, le bruit, le trafic et la vie nocturne.

Pour y mener une vie de famille avec des enfants, c'est moins pratique et moins reposant, car entre-temps, les deux filles de DA nous avaient rejoints et nous étions déjà, en quelques heures, devenus une famille de quatre personnes.

Le quartier où nous avions trouvé cette première maison faisait partie des vieux quartiers de Patong. La maison était propre et agréable, mais entourée de petites habitations très modestes et il était souvent difficile de trouver le sommeil car en pleine nuit les poules, les coqs et les canards se mettaient soudainement à se manifester fortement.

Lors de mes séjours précédents, j'avais repéré Kamala, petit village situé à 10km au nord de Patong. J'en étais presque tombé amoureux. C'est donc vers Kamala que nos recherches s'orientèrent à partir du moment où nous ne nous sentions plus trop à l'aise à Patong. De toute façon, nous savions dès le départ que Patong ne serait qu'une étape provisoire.

Notre passage à Patong dura moins de 6 mois avant de trouver une belle maison pimpante neuve à Kamala.


Nous faisions toujours de bonnes parties de billard
​bien amusantes avec Rémy.

Kamala, deuxième étape...

En février 1998, nous avions trouvé une belle maison toute neuve à Kamala. Nous avions même du patienter une semaine de plus car la construction n'était pas entièrement achevée. Je me souviendrai longtemps de notre première nuit à Kamala.

Alors que tout s'était bien passé, nous étions vraiment heureux de nous trouver dans cette belle maison, mais au petit matin, vers 5h, ce fut l'affolement général. Je fis un bond dans le lit, carrément effrayé... je croyais que des haut-parleurs étaient installés secrètement dans le plafond ou dans une armoire... et que nous n'aurions aperçus la veille...!

Nous nous trouvions à quelques centaines de mètres à peine, de l'une des mosquées de Kamala et je peux dire que ce moment là m'est toujours resté gravé dans ma mémoire... quelle surprise, quelle déception surtout. Personnellement, je 'ai rien contre telle ou telle autre religion, tout cela me laissant assez indifférent vu que je ne suis pas croyant moi-même, par contre toucher à mon sommeil aussi tôt, en pleine nuit.... ah non! je ne me voyais pas être réveillé de la sorte tous les matins à 5h...

A Patong, j'avais les poules, les canards ou les chiens en pleine nuit, là... j'avais la mosquée à 5h du matin... et pourtant... Kamala me plaisait vraiment bien.

En 1998, Kamala était un petit village avec essentiellement une population locale à savoir 90% de musulmans. Les bouddhistes, eux, avaient leur «quartier» au début du village (au nord), une sorte de ghetto, et nous étions à peine quelques français qu'on pouvait facilement recenser sur les doigts d'une main.

La construction de Fantasea a considérablement changé la donne de ce petit village. On appelait ça à l'époque, «le boum de Kamala». Tout a changé, doucement certes, mais sûrement. Les «farangs» étaient de plus en plus nombreux au fil des ans et les constructions ont poussé de toutes parts. Au fil des conversations avec certains villageois on se rendait compte qu'il étaient très optimistes et très heureux de ce changement: beaucoup plus de touristes, donc beaucoup plus de business: restaurants, bars, commerces en tous genres donc une vie plus aisée pour eux. De quoi en être heureux.

Il n'y avait pas de bars à filles, tout juste deux bars sympa près de l'école tenus par des bouddhistes, dans lesquels il faisait bon se rendre après avoir dîné pour écouter de la musique country car l'un des patrons était assez «branché» de ce côté là.

Oui, Fantasea a largement contribué au développement de Kamala qui est devenu très peuplé, très animé, par contre je ne ferai jamais de publicité dans mon blog pour cet établissement pour une raison bien précise: le soir du Tsunami, alors que des hommes grenouilles allaient à la recherche de corps sans vie, dont une amie, dans le lac juste à côté, le Fantasea maintenait son spectacle comme si de rien n'était. Je n'avais pas apprécié ce manque de respect à ce moment là, pensant que la moindre des choses eut été d'annuler le spectacle du 26 décembre.

Le deuxième changement énorme de Kamala fut bien entendu toute la reconstruction du bord de mer à la suite du Tsunami survenu le 26 décembre 2004. Je reviendra sur le Tsunami plus loin, dans un autre paragraphe.

Nous resterons plus de sept années dans ce petit village, de 1998 à 2004, juste avant le Tsunami de décembre.

Nous voici enfin installés à Kamala...

Des paysages superbes, des coins splendides, j'ai adoré Kamala...

Napha nous rejoint...

Le 6 Avril 1998, notre famille s'agrandit avec Napha qui nous rejoint.

En Thaïlande, une naissance est toujours un évènement joyeusement fêté. Quelques semaines plus tard, nous nous rendons dans le petit village de DA à 60km au nord de la ville de Khon Kaen, autrement dit, à 1.350 kilomètres de Phuket...

Pour moi, c'était la surprise totale. La naissance d'un bébé dont le père est un «farang», cela suscite bien des curiosités. La moitié du village se pointe dans la petite maison de ma belle-mère.
La bière coule à flots. Toutes les petites mémères du village sont là pour voir le bébé, pour voir le gendre... c'est la fête !

Un moment bien sympathique, bien surprenant aussi...

The Bistro On the Road

Vivre en « expat » à l'autre bout du monde, c'est bien, mais encore faut-il trouver une occupation, un petit business.

Décidé à couper avec tout ce que j'avais connu avant mon installation à Phuket, j'étais prêt à tout tenter. J'avais même mis le tennis de côté tellement j'éprouvais le besoin de créer une coupure avec tout ce que j'avais connu jusque là. Bon, le sport en salle, (je n'ai pas dit le sport en chambre) c'est à dire les salles de musculation de fitness... ça n'a jamais été mon truc, mais étant donné qu'un peu de sport ne peut pas faire de mal, je me remettais à courir régulièrement plusieurs fois par semaine autour de Kamala, mais en soirée uniquement car sinon il faisait trop chaud, et quelques années plus tard finalement, je reprenais doucement le tennis. Difficile d'oublier un sport qu'on a pratiqué pendant bien longtemps.

Bref, courant 1998, et juste après la naissance de notre fille Napha, nous trouvions un petit local sur la route principale de Kamala. A l'extérieur, une belle surface avec deux grands arbres donnant de l'ombre et à l'intérieur une grande pièce toute vitrée et un petit coin toilettes. C'était juste ce qu'il nous fallait pour débuter.

Nous avions comme idée de monter un petit commerce de T-shirts, shorts, draps de bains, et quelques articles traditionnels du pays. Quelques jours plus tard, nous débutions notre commerce et je me retrouvais d'un coup... commerçant !

Mais tout ne se déroula pas comme je l'avais pensé. Ce commerce était un véritable échec. Les ventes au bout d'un mois ne couvraient même pas le prix du loyer qui pourtant n'était pas élevé. Les gens quittant la plage de Kamala reprenaient la direction de Patong en passant à toute vitesse devant notre boutique en nous ignorant complètement et nous, nous n'avions qu'à contempler le spectacle comme les vaches qui regardent passer un train...

Agacé par cette situation qui ne plaisait pas du tout, je récupérais quelques planches de bois, du bambou et je me mettais à bricoler un petit bar à l'extérieur, à l'ombre des deux grands arbres. J'avais comme idée de faire une petite buvette. Trois tables et des chaises en PVC, des parasols et c'était parti pour une nouvelle activité. Très vite, quelques habitués, un, puis deux, puis trois, revenaient boire un coup presque quotidiennement... c'était cool, au moins il y avait déjà un peu plus de vie.

Décidé de cesser ce petit commerce, je vendais tout le stock de fringues et d'objets divers au prix d'achat. Je n'avais pas gagné grand chose, mais je n'avais rien perdu c'était déjà pas si mal.

Notre petite buvette commençait à tourner un petit peu, c'était sympa, et la plupart des clients revenaient régulièrement. Il fallait ensuite trouver un nom à cet emplacement car le nom initial pour la «boutique» ne convenait pas pour ce genre d'endroit. C'est un copain suisse qui faisait le guide de temps à autres sur speed-boat avec moi (oui, j'ai aussi été guide pendant quelques temps et j'accompagnais les touristes à Koh Phi Phi ou à Krabi) qui me proposa de baptiser cet endroit «The Bistro». Pourquoi pas... «La Buvette» c'est trop français, et Bistro est un nom d'origine russe, utilisé dans pas mal de langues. Tout le monde ou presque comprend cette appellation. Et voila comment, «The Bistro On The Road» vit le jour en 1998. Bistro me paraissait un peu court, il fallait que je mette mon grain de sel, et j'y ajoutais... on The Road !

The Bistro On The Road: le premier bar de la route principale de Kamala !

Eh oui... étonnant peut-être, mais notre petit bar (sans filles) fut le premier bar sur la route principale de Kamala. Il y avait certes deux bars sur la Beach Road, près de l'école, mais sur la route principale, ce fut vraiment le premier. A présent et avec les années qui ont passé, le nombre de bars se comptent par dizaines...

Six mois plus tard, ne voulant pas en rester là, je proposais à ma douce moitié deux solutions: soit de nous installer à Chiang Mai... soit d'agrandir et de rendre plus agréable notre petit établissement.

Finalement, n'éprouvant pas spécialement l'envie de quitter Phuket, et d'un commun accord, nous décidions d'aménager le Bistro. Des charpentiers nous construisaient une ossature en bois de pin local, avec une toiture de paille très typique: une belle paillote toute charmante avec bien entendu de la musique non-stop.

Dans le local, vidé entretemps, j'installais une table de billard, un fax et une télé permettant de voir des matchs de foot en buvant des bières. Quelques temps plus tard ce fut un ordinateur et internet.

Et voila comment en quelques semaines, je devenais « bistrotier ». Quelle promo !

Je réussis à tenir le coup environ un an et demi... ce n'est pas à près de 50 ans qu'on devient du jour au lendemain bistrotier... pas facile vraiment, et puis il faut bien le reconnaître, je ne me voyais pas finir la deuxième partie de ma vie dans ce milieu de la nuit qui ne me convenait pas vraiment. Quelques accrochages avec quelques saoulards m'ont bien vite fait comprendre que je n'étais pas fait pour ce métier. De toute façon, je savais que cette période n'était qu'une étape de transition.

Les premiers clients, toujours les mêmes, arrivaient dès l'ouverture à 17h. Ca ressemblait certains jours aux petites mémères qui attendent avec impatience l'ouverture des portes de leur magasin et qui, une fois les portes ouvertes, se lancent vers les premiers rayons. Bon, là, il n'y avait qu'un bar, et les clients étaient somme toute moins nombreux aussi... mais en tout cas, l'image était à peu près la même.

Certains étaient déjà bien «chargés» et c'est là que je découvrais les difficultés de ce métier tout nouveau pour moi. Il fallait (et ils y tenaient systématiquement) que je les accompagne dans leur beuverie... à 18h, certains soirs, je n'en pouvais déjà plus, à la limite de tomber à la renverse, ne supportant pas l'alcool... moi, le sportif qui courait deux fois par semaine 10km autour de Kamala... je manquais singulièrement d'entraînement de ce côté là... et je n'avais vraiment pas envie de m'aventurer plus que ça sur ce terrain.

Mais je m'aperçois en me relisant que je n'ai raconté que les côtés quelque peu «pénibles» de cette expérience... mais rassurez vous, nous avons passé quelques soirées bien mémorables en fêtant des anniversaires, des fêtes, des départs, des arrivées. L'ambiance dans l'ensemble n'était pas si négative que mes premières lignes laissent supposer et les bons moments étaient sommes toutes plus nombreux que les autres... avec du recul, et lorsque je repense à cette période, je ne me souviens que des bons moments passés avec des amis que je vois encore de nos jours... et c'est là, l'essentiel.

Dans l'ensemble, les habitués de notre petit «Bistro On The Road» venaient de partout: français bien sûr, allemands, anglais, américains, australiens. Excellent pour se perfectionner en langues étrangères à condition qu'on veuille apprendre la langue et qu'on s'y intéresse.

Avec les allemands et autrichiens voire les suisses j'arrivais rapidement à retrouver une facilité à m'exprimer dans la langue de Goethe, bien que les suisses, j'ai un mal fou à les comprendre (ma machine à décoder ne fonctionne pas toujours). Avec les anglophones, je faisais des progrès qui me surprenaient moi-même.

Mon niveau d'anglais, était à ce moment là plutôt scolaire et bien inférieur à mon niveau d'allemand. Au début ce ne fut pas toujours facile, je dirai même un peu casse-tête. Entre un anglais un australien et deux américains, l'un de la côte ouest, l'autre de la côte est, sans oublier un irlandais un écossais ou un canadien... on fini par se demander si ces gens parlent la même langue.

Je tenais ainsi un an et demi... avant de revendre l'ensemble à un couple d'anglais Peter et Pauline qui sont toujours là et avec lesquels j'ai fait bien des progrès en anglais...

Le Bistro a bien changé depuis, c'est sûr. Le Tsunami, puis les transformations de la route transformée en quatre voies, ont considérablement réduit la surface de l'établissement... mais le Bistro existe toujours.
Il y a bien longtemps que je n'y suis allé, mais un de ces jours, je m'y arrêterai c'est sûr.

C'est finalement un beau souvenir, mais surtout une étape et une période à laquelle je repense de temps à autres...

Notre Mariage Bouddhiste en l'an 2000

Pour les thaïs, le mariage est un acte très important: pour la famille, pour les amis, pour les gens. Le mariage «religieux» c'est à dire bouddhiste est bien plus important à leurs yeux, et de loin, que le mariage civil. A tel point que encore aujourd'hui, lorsque je renouvelle mon visa annuel, bien que muni d'un papier officiel de la mairie (que je renouvelle tous les ans au moment de demander mon nouveau visa), je dois montrer des photos de notre mariages bouddhiste aux policiers de l'immigration... surprenant, mais c'est ainsi.

Nous voila donc fin prêts pour célébrer notre union devant Bouddha.

Ma belle-mère adorable petite vieille issue tout droit du fin fond d'une rizière du pays isan est venue avec son amie de longue date à Phuket. Vingt heures de bus ne les ont pas effrayé. Ma mère aussi, est présente ainsi que ma première fille Caroline venues toutes les deux de France bien sûr et spécialement pour cet évènement... présents aussi, Sandro (un pote de tennis) et Fabienne son épouse et leur fils Lucas qui étaient là pour leurs vacances.

Nous louons une robe de cérémonie pour mon épouse, de mon côté, je me contente d'acheter une cravate à Big C (je n'ai plus porté de cravate depuis ce jour).

A 5h30, la coiffeuse arrive et passe un long moment à faire la coiffure idéale pour ce grand jour. Toute la famille est en effervescence, excitée comme pas possible...

A 9h00, nous partons à Cherng Talay chercher cinq moines qui vont nous bénir dans la maison que nous occupons et lire quelques couplets complètement incompréhensibles. Je doute même que les thaïs eux-mêmes comprennent ceux que disent les hommes en robe de safran... mais bon, c'est un grand jour pour ma femme, pour sa mère et sa famille, et je respecte leurs croyances et leurs superstitions.

La cérémonie dure moins d'une heure, nous offrons le repas aux moines, puis nous les ramenons à leur temple.

La soirée se passera dans le jardin que nous avons équipé de nombreuses tables et chaises louées spécialement pour l'évènement.

J'ai senti DA et sa famille vraiment heureuse au cours de cette belle journée ensoleillée. Nos amis venus en nombre sont repartis tard et vers 5 heures du matin j'ai terminé mon dernier verre... il y avait de grosses vagues et un vent de force 10 à ce moment là !

Superbe journée !

Un Anniversaire Inoubliable en pays Isan

Les Thaïs, c'est bien connu, adorent faire la fête. Ils ne ratent pas une occasion qui leur est offerte pour s'amuser, danser, boire.
Comment pourrais-je ne pas narrer cette nuit de la mi-avril, juste après la période du nouvel-an thaï : Songkran.

Cette année là, nous nous trouvons en pays Isan (Nord-Est de la Thaïlande) et pourquoi pas fêter mon anniversaire puisque nous sommes sur place.

Là-bas... pas besoin de prévenir les gens plusieurs jours à l'avance, pas besoin de téléphoner, pas d'émail, pas de SMS... ça se fait tout seul. Vous dites à une personne au hasard qu'il y a une «birthday party» et ils rappliquent tous autant qu'ils sont en moins de temps qu'il ne faut pour le dire,

Côté bouffe... c'est pas un souci. DA mon épouse s'occupe de tout avec sa mère et ses soeurs. Côté boisson... je ramène de la bière, quelques bouteilles d'un alcool très local (difficilement buvable pour un farang, une mixture d'alcool de riz) une ou deux bouteilles de Martini, du whisky, du Bourbon... nous avons même un «cubi» de rosé de Provence, donc, pas de problème de ce côté.

La nuit tombe doucement dans ce petit village de la région de Khon-Kaen. Les poules sont dans leur enclos sous la maison, les vaches rangées à côté de la maison, les chiens et les chats n'arrêtent de tourner en voyant le monde arriver.

Les villageois, jeunes et moins jeunes arrivent discrètement les uns après les autres. Quelque part, il y a un peu de timidité car c'est l'anniversaire d'un «farang», ce n'est pas vraiment courant et pour bon nombre d''entre eux, c'est même une première. Au départ, les jeunes sont attablés gentiment à un bout de la grande table, les plus vieux à l'autre bout.

On leur propose des boissons, ils ne boivent que des bières car la bière ils connaissent ou leur alcool de riz mélangé à de l'eau gazeuse ou encore à une boisson énergétique... ils regardent d'un air curieux les bouteilles que nous avons amenées. Je ne suis pas certain qu'ils aient bu du whisky écossais avant cette soirée, et le Martini, ainsi que le «cubi de rosé» les intrigue.

Le plus jeune frère de DA, s'occupe lui, de la sono. Pas besoin d'insister, pas besoin de demander quoi que ce soit, tout est installé sur des vielles caisses de bambou, avec des fils électriques de partout. Je suis même étonné du nombre de décibels que son installation débite. Musique folklorique typique de la région et super entraînante et c'est parti pour une soirée... de folie.

Les premiers instants de timidité passés, les premiers verres absorbés, l'ambiance commence vraiment à se faire de plus en plus fêtarde.

Les «petites mémères du village» n'arrêtent de m'inviter à danser. Je n'ai jamais autant tourné dans une soirée que là. A peine assis pour me rafraîchir, on me prend gentiment par le bras pour recommencer une autre danse. Je ne suis pas là pour me reposer après tout... Incroyable, génial. Tout le monde est heureux, tout le monde s'amuse sans exception. La tradition durant Songkran est de mettre de la farine sur le visage et d'accrocher des petits bracelets de ficelles autour des poignets. Je me retrouve comme tous, badigeonné de farine et avec une quinzaine de petits bracelets bénis par ma belle-mère et par ses copines du village. A chaque fois j'ai droit à une prière, seul moment sérieux de la soirée, c'est touchant.

Je n'ai jamais vécu ça.

Vers une heure du matin... les gens repartent doucement comme ils étaient venus, à pied, mais les voyant repartir je ne puis m'empêcher de rire: «les petites mémères du village» presque autant qu'elles sont repartent en zigzaguant. Elles ont eu leur dose d'alcool, de danse frénétique et moi, je suis crevé, je n'en peux plus.

Du whisky, du Martini, du «cubi de rosé» il ne reste rien, pas une goutte... rupture de stock !!

Soirée mémorable et inoubliable, à vivre au moins une fois !

Le Tsunami du 26 décembre 2004

Comment ne pas évoquer cette catastrophe.

On peut dire que ce fut l'un des faits les plus marquants durant toutes mes années passées à Phuket, un souvenir douloureux et inoubliable comme il en arrive rarement dans une vie.

Le fait de revenir sur ce malheur ici, n'a pas pour but de prouver quoi que ce soit ou de me vanter de quelque action que ce soit, ce n'est pas le genre de la maison, mais de faire part tout simplement des faits marquants de ma vie en Thaïlande.

Le 26 décembre 2004 à 8h00 du matin... je me réveille doucement, j'ouvre les yeux, nous sommes dimanche. Quelques secondes plus tard je sens la maison bouger un peu. Merde... j'ai pas rêvé... ça a bougé...!

Je descends, je trouve Da qui arrose ses plantes depuis plus d'une heure... je lui demande si elle a senti bouger, elle me répond que non. Bon, la secousse n'était pas violente, il fallait plutôt se trouver en position assise ou bien être couché pour la ressentir, alors ce n'est pas en arrosant les fleurs qu'on pouvait ressentir ce phénomène...

Quelques instants plus tard en prenant mon petit déjeuner, je me fais cette réflexion en me disant «d'ici qu'il y ait un raz de marée...». Je ne croyais pas si bien dire.

Nous avions quitté Kamala un mois plus tôt. Notre nouvelle maison était à peine achevée et les quelques ouvriers qui venaient encore en cette période de fin de chantier, commençaient à parler d'inondation sur Kamala. Il était 10h30 environ. Ces ouvriers birmans avaient presque tous un téléphone portable et en temps normal, ils passaient énormément de temps à s'appeler entre eux pour n'importe quoi. C'est une communauté assez importante et ces groupes étaient parfois éparpillés par-ci, par-là, sur différents chantiers selon les besoins de l'entrepreneur et là, pour cet évènement sortant vraiment de l'ordinaire, les téléphones de mes ouvriers chauffaient bien.

Mais comme toujours, la barrière de la langue qui ne facilite pas vraiment les choses, la faculté de ces gens de raconter ou d'expliquer un tel évènement étant peut-être limitée, faisaient que pour moi, tout paraissait assez confus, incompréhensible voire irréel. Etait-ce exagéré, était-ce de l'info ou de l'intox... on nageait en pleine incertitude. Une chose était certaine... quelque chose de sérieux s'était produit.

J'avais ressenti la secousse à 8h02 et le raz de marée est arrivé vers 9h30....

Dans l'après-midi, pas de nouvelles. Les téléphones portables ne marchaient plus ou très difficilement. Lorsqu'on arrivait à joindre quelqu'un, c'était vraiment un coup de chance.

Dans le doute, je partais avec une de mes belles-filles en scooter à Laguna Beach à environ 4 km de notre demeure, pour voir si effectivement il s'était passé quelque chose. Arrivé dans la zone, des gardiens d'une société de gardiennage nous empêchaient d'aller plus loin «dangerous, dangerous» qu'ils disaient... Donc, là, pareil, pas moyen de continuer et de savoir exactement.

La télévision thaï commençait à diffuser des informations et les images étaient toujours les mêmes: tournées à Patong mais sans pouvoir vraiment juger de l'ampleur des dégâts.

Le soir arrivé, nous ne savions pas grand chose. Je réussis à joindre sur le coup de 19h un copain de Kamala et celui-ci me dit que Kamala avait une allure de champs de bataille, comme si un B52 était passé au-dessus et aurait largué des bombes. Persuadé qu'il exagérait en amplifiait largement la réalité, je restais assez dubitatif. La télé thaï avait commencé à parler de Tsunami... et nous avions vraiment du mal à imaginer les vraies conséquences. Jusque là, le mot Tsunami n'était pas trop courant du moins dans la langue française, on utilisait plus communément «raz de marée»

Tsunami, Tsunami... j'avais vaguement entendu ce terme avant ce jour là... je vérifiais dans le dico pour être bien certain de ce que je redoutais....

Un lundi matin bien surprenant

Lundi, jour de classe... il est 7h00 nous partons vers Phuket Town pour déposer nos trois gamines à l'école. Sur le trajet rien, absolument rien nous laisse penser qu'une catastrophe a pu avoir lieu. De notre maison située à Cherng Talay jusqu'à l'école, nous n'approchons pas de la mer. C'est du trajet purement urbain. Le trafic est à peu près le même que les autres jours.

Arrivant à l'école, nous nous retrouvons devant porte close et je me dis une fois de plus que tout ça... c'est pas bon signe.

Retour à la maison, nous rebroussons chemin, de toute façon que faire d'autre.... Je décide de prendre l'autre route pour rentrer: Phuket-Patong-Kamala-Cherng Talay.

C'est en arrivant à Patong (la partie nord) que nous nous rendons compte du désastre... A Kalim (sortie nord de Patong, direction Kamala), des voitures se trouvent sur la plage complètement amochées (photo ci-dessus), d'autres contre la montagne. Incroyable. Mais qu'est ce que c'est que ce bordel !

Nous continuons notre route vers Kamala à 10 kilomètres plus loin... et là, je découvre un village de bord de mer complètement démoli. Mes filles en uniforme d'écolière sont sous le choc. Napha qui n'a que 6 ans a peur, j'essaie de la rassurer. Je me gare près de l'école de Kamala qui est située en bord de mer: elle a été complètement détruite, il n'y a plus rien. Le temple juste à côté est salement amoché aussi... trois ou quatre moines ont péri.

Le Tsunami avait eu lieu dimanche matin, l'école était vide, heureusement sinon les 250 élèves auraient probablement tous péri.

Les photos qui suivent sont celles que j'ai faites à ce moment là...

L'école de Kamala
complètement détruite

La Beach road de Kamala
un champs de bataille

Incroyable scène de la
Beach Road de Kamala

Les voitures ont été projetées
comme de vulgaires objets

Une aide généreuse venue de France

Quelques jours après cette énorme catastrophe, les informations étaient de plus en plus nombreuses et précises. Le nombre de décès et de disparus augmentait d'heure en heure... et nous, nous étions de plus en plus conscients du malheur arrivé le lendemain de Noël.

Au «Provincial Hall» de Phuket-Ville, les stocks de vivres déposés par les gens s'accumulaient. Les télévisions du monde entier étaient sur place. On ne pouvait pas faire un pas sans croiser une caméra, l'occasion aussi pour quelques opportunistes de se faire interviewer afin de passer à la télé en prétendant avoir aidé ces pauvres gens, alors que pour beaucoup, la prestation s'arrêtait à cette interview... un petit cirque que j'ai contemplé plusieurs fois, comme quoi on empêchera jamais des imbéciles de profiter d'une telle occasion pour se mettre en avant, histoire de faire parler d'eux...

Quant à moi, je ne tenais plus trop en place. Je ne pouvais décemment pas rester comme ça dans ma belle maison toute neuve en sachant que des milliers de gens pas très loin se retrouvaient sans rien, même pas de quoi se faire chauffer un bol de riz. Dans ma tête, les interrogations s'accumulaient. Que pouvais-je faire, comment pouvais-je aider à mon niveau.

Les rescapés n'avaient plus rien, plus un vêtement, plus de quoi dormir, plus de quoi se faire à manger. Lorsqu'on dit rien, c'est rien !

Je reçu bien sûr de nombreux émails d'inquiétude de la part de mes amis, de ma famille.

L'un de ces émails apporta la solution à mes interrogations. Danièle Heit, une amie de longue date proposait de virer de l'argent sur mon compte bancaire en France et si d'autres faisaient pareil je pourrais ensuite cumuler et faire transférer cet argent en Thaïlande afin d'apporter une aide à ces victimes. Quelle bonne idée elle eut et moi, j'étais heureux si cela pouvait marcher. Merci Danièle.

A partir de là, j'informais tous mes contacts de cette idée lumineuse... je dois dire que je fus vraiment étonné de la suite. Les dons commençaient à arriver de toutes parts. Les gens s'étaient donné le mot et me faisaient confiance: 50 euros, 100 euros, 150 euros...

Mon agence bancaire du Crédit Mutuel des Trois Chênes me donnait un sacré bon coup de main aussi. Jean-Luc Maring, le directeur avec lequel j'étais en contact permanent, avait mis en place des panneaux d'affichage avec mes coordonnées et les photos des endroits où je me rendais régulièrement montrant l'ampleur des dégâts. De nombreuses personnes que je ne connaissais pas du tout, clientes de cette petite agence voyant l'affichage, se mirent à donner quelques euros en toute confiance. C'était génial, pas pour moi, mais pour tous ces malheureux auxquels j'allais pouvoir enfin donner un petit coup de main.

L'élan de solidarité manifesté par les gens fut incroyable. D'ailleurs d'une manière globale, l'élan mondial de solidarité déployé pour venir en aide aux victimes du Tsunami de 2004 fut sans comparaison. Depuis cette date, d'autres catastrophes ont eu lieu de par le monde et pas les moindres, mais jamais, je n'ai revu une tel déploiement d'aide et de soutien. Certaines organisations avaient même trop d'argent et ne savaient qu'en faire à tel point que des sommes furent allouées à d'autres causes. Il valait mieux ça que d'enrichir quelques malfrats. Il y a tellement à faire dans le monde.

Quant à mon modeste petit compte.... en quelques semaines près de 20.000 Euros étaient récoltés.

Contrairement à certaines ONG qui arrivaient sur place pour lesquelles tout était nouveau, sans savoir trop à qui se fier, sans savoir trop à qui s'adresser, j'avais, moi, tout le temps de me rendre compte si les demandes d'aide étaient vraiment réelles et justifiées. Je rencontrais les gens, je discutais avec eux, et ensuite je leur apportais mon aide. Je n'ai pratiquement jamais donné d'argent directement de peur que ces sommes soient utilisées pour autre chose...

Il m'est arrivé (une fois) de refuser une aide car au bout de quelques longues minutes de discussions, je m'apercevais que ces gens avaient déjà obtenu pas mal d'aide par ailleurs. Pour moi, l'objectif était que ces personnes retrouvent le niveau de vie qu'ils avaient ou à peu près et non-pas un certain enrichissement matériel largement supérieur à ce qu'ils avaient avant le Tsunami

Je me sentais responsable de l'argent qui m'avait été confié et j'étais bien décidé à le destiner là où le besoin était vraiment réel. Vis à vis des gens qui m'avaient fait confiance, je me sentais obligé d'agir de la sorte, c'était la moindre des choses.

A Khaolak, Je découvre un paysage apocalyptique

Huit jours après le drame, je partais à Khaolak pour me rendre compte de ce qui s'était passé là-bas. J'y allais en simple badaud, juste avec mon appareil photo. Je découvrais un endroit cauchemardesque, l'horreur absolue. Il ne restait rien à perte de vue. En empruntant les petits routes de la localité, je m'arrêtais fréquemment pour faire quelques photos.

L'odeur qui régnait à ce moment là était abominable, c'était l'odeur de la mort, une odeur que je n'avais jamais connue jusque là. Passant devant des restes de constructions, j'imaginais qu'il y avait forcément encore des cadavres enfouis sous les décombres et le soleil et la chaleur ne faisait qu'accélérer la décomposition des corps, d'où, cette odeur insoutenable.

Les hélicoptères de l'armée thaïlandaises ne cessaient de faire leurs rondes dans le but de retrouver des corps flottants à plusieurs centaines de mètres de la côte. Le bruit de ces hélicos était sinistre car nous savions quel était leur but.

Je croisais de nombreux groupes de sauveteurs professionnels de toutes nationalités venus en nombre: des japonais, des chinois, des français, des allemands, des italiens.... il régnait à ce moment une atmosphère indescriptible.

Lorsque je suis rentré de cette première «visite» de Khaolak, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je pensais à tous ces malheureux qui n'avaient plus rien, à ceux qui étaient morts noyés et dont j'avais aperçu quelques cadavres ramenés par un cours d'eau.

Je me souviens que pour notre second déplacement à Khaolak, nous voulions acheter des petits réchauds à gaz. C'était difficile d'en trouver à ce moment là, car il y a avait rupture de stock à peu près partout sur Phuket, mais dans un petit commerce du centre-ville nous avions fini par en trouver. Expliquant à la commerçante que ces réchauds (elle en avait 7 ou 8 de disponibles) étaient destinés aux rescapés de Khaolak, celle-ci nous vendit les réchauds au prix d'achat. Un geste de la part de cette personne qui m'avait touché non pas pour une question de prix, mais pour sa façon de participer à cette aide. Si elle en avait eu 15 ou 20... je les aurais tous pris, il n'y avait pas de limite à ce moment là. Ces quelques réchauds permirent ensuite à autant de familles de cuire leurs repas dans leurs tentes de fortune.

Khaolak était un endroit très fréquenté par les vacanciers désireux de passer quelques jours dans la nature. Rien à voir avec Phuket et encore moins avec Patong. Il y avait de nombreux petits bungalows, à tous les prix et puis aussi des hôtels de luxe.

La topographie du lieu étant telle, que rien ne pouvait ralentir les deux vagues du 26 décembre (presque 10 mètres de haut par endroits). Celles-ci causèrent des dégâts jusqu'à 2 voire 3 kilomètres dans l'arrière pays, c'est dire la violence, sans oublier que si le déferlement des deux vagues allait dans un sens... toute cette eau fit ensuite marche arrière pour revenir d'où elle venait et donc un second courant en sens inverse gigantesque avec encore des dégâts. Les petits bungalows étaient arrachés, retournés, explosés. Les gens qui dormaient encore à cette heure, n'avaient aucune chance de s'en sortir.

Khaolak qui était le paradis sur terre devint tout d'un coup et en quelques minutes, l'enfer sur terre.

Un petit coup de main à de pauvres gens

Mon action (ma petite action), avec l'aide de quelques amis, se déroula surtout à Laem Pom un petit village de pêcheurs à Khaolak, juste à côté de Baan Nam Kehm

J'ai pu avec l'aide de Mats et Sirpa, un couple d'amis suédois de Kamala, rencontrer des gens à Laem Pom et leur apporter une aide très rapidement: achats d'outils, de matériaux de construction, de générateurs de courant etc... vu la distance de Phuket à Khaolak (>100km) nos allées venues se limitaient à une visite par semaine. Les gens que nous avions trouvés et que nous avions décidé d'aider étaient de simples pêcheurs. Ils étaient en deuil: leur fillette avait péri dans le lac à quelques dizaines de mètres de leur habitation.

Ils n'avaient pas de courant et le premier achat fut un générateur (photo ci-dessus)que nous achetions à Takuapa, puis des scies circulaires, des perceuses, bref, de quoi permettre à ces gens de travailler à la reconstruction de leur village détruit à 100%.

Ils avaient créé sur place un de «local outils» fermé à clef, dans lequel ils regroupaient tous les outils reçus par des gens comme nous (car nous n'étions pas les seuls à les aider). Donc, à tour de rôle, les différents habitants allaient emprunter les outils en fonction de leurs besoins pour les ramener le soir dans le local. C'était bien organisé, c'était sérieux, et nous, nous étions plutôt rassurés.

A force de revenir les voir, une certaine confiance s'instaura entre ces gens et nous. A partir de là, chaque semaine nous leur demandions de faire un état chiffré de leurs besoins. Je leur remettais la somme en main propre avec obligations la semaine suivante de me remettre les factures d'achat sous peine (gentiment) de ne plus les aider. C'était une condition essentielle.

Depuis, les années ont passé... des célébrations sont organisées en mémoires des nombreuses victimes à chaque date anniversaire et pour moi, cet évènement reste forcément et de loin, le plus fort depuis que je suis installé en Thaïlande.

Ce paragraphe consacré au Tsunami me tient à coeur... j'aurais pu raconter tellement de choses encore tellement le malheur était grand et pourtant, les gens faisaient preuve d'une dignité incroyable que je ne suis pas prêt d'oublier.

C'est un souvenir marquant et gravé à jamais dans ma mémoire.

Le diaporama de mes photos est visible en cliquant sur le lien ci-dessous

​Diaporama Tsunami

Ma Vie est devenue un long fleuve tranquille !

Comme je le précisais au début de ce «flash back», lorsque vous vivez en expatrié dans un pays, il faut trouver de saines occupations.

Et comme dit au début, être tenancier de bar n'étant pas ma tasse de thé, j'ai préféré durant ces dernières années m'orienter vers une occupation bien plus en rapport avec mes compétences: la construction de maisons pour mes besoins personnels.

Imaginer une maison, réaliser des plans, demander des devis, déposer une demande de permis de construire et enfin suivre le chantier de près, était pour moi un retour à mes sources et finalement un passe-temps je dirai... intelligent, sans oublier le côté financier qui n'est pas négligeable.

Malgré les années qui passent, je continue à conserver l'espoir de vendre ma maison actuelle pour me relancer dans un nouveau projet, un de plus !

La prochaine maison...? plus petite, c'est sûr. Les années passent, les filles grandissent à une vitesse V et bientôt, comme dans toutes les familles du monde, nous nous retrouverons seuls.

En attendant... je partage mon temps entre ma famille, la photo, la vidéo, mon blog, un peu de tennis et quelques rares soirées sympathiques entre amis....

Que demander de plus....?