Le Chickungunya 

 Épidémies de dengue et de chikungunya en Thaïlande...


En Thaïlande, les autorités sanitaires ont notifié une augmentation de l'incidence de la dengue et du chikungunya dans le pays.

A. La dengue

Du 1er janvier au 10 décembre 2018, les autorités sanitaires thaïlandaises ont notifié, 80 065 cas de dengue dont 107 décès, dans les 77 provinces du pays. Cela représente une augmentation de 50 % par rapport à la même période l'année 2017.

Les cinq taux de morbidité les plus importants proviennent de la province de Nakhon Pathom (321 cas pour 100 000 habitants), la province de Nakon Sawan (258 cas pour 100 000 habitants), la province de Nakhon SI Thammarat (245 cas pour 100 000 habitants), la province de Nakhon Nayok (232 cas pour 100 000 habitants), la province de Chiang Rai (230 cas pour 100 000 habitants).

B. Le chikungunya

Dans les provinces du sud de la Thaïlande en un mois, le nombre de cas a quadruplé, passant de 538 à 2 143 d'ici le 10 décembre 2018.

Aucun décès n'a été notifié.

Dans 13 provinces des cas ont été notifiés. La province de Songkla, la province de Satun, la province de Narathiwat, la province de Pattani et la province de Phuket rapportent la plus grande incidence.

Le nombre des infections à virus Chikungunya augmente, en particulier, dans les zones densément peuplées.

C. Conseils aux voyageurs

Il n'existe pas de traitement spécifique contre ces virus. Pour les touristes européens, la prévention de la dengue et du chikungunya passent donc par la lutte contre le vecteur Aedes albopictus. Le moyen le plus efficace pour combattre ce moustique est d'éliminer ses lieux de ponte (soucoupes, petits récipients, déchets, réservoirs, vases, pneus, etc.).

Il est conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de moustique. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

port de vêtements couvrants ;
répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte ;
vêtements et moustiquaire imprégnés d'insecticide pour la sieste et la nuit ;
les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l'écran solaire.
Afin d'éviter au maximum la dissémination du virus de la dengue sur le territoire métropolitain, devant une fièvre d'apparition brutale et des douleurs articulaires ou musculaires dans les 15 jours qui suivent le retour d'un voyage en zone à risque, il faut consulter son médecin au plus vite en signalant son voyage.


Source : Outbreak News Today.
www.mesvaccins.net

Faire "nettoyer"votre lieu de séjour

 Le Chikungunya - Explication 

Chikungunya moustique tigre

Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques décrite pour la première fois à l'occasion d'une flambée dans le sud de la Tanzanie en 1952. Il s'agit d'un alphavirus de la famille des togaviridés. Le nom de «chikungunya» vient d'un verbe de la langue kimakonde qui signifie «devenir tordu»" ce qui décrit l'apparence voûtée de ceux qui souffrent de douleurs articulaires. Le virus peut causer une maladie aiguë, subaiguë ou chronique.Signes et symptômes

Le chikungunya se caractérise par l'apparition brutale de fièvre souvent accompagnée d'arthralgie. Les autres signes et symptômes communs sont notamment myalgies, céphalées, nausée, fatigue et éruption. L'arthralgie est souvent invalidante, mais elle disparaît généralement au bout de quelques jours ou de quelques semaines. La plupart des patients se rétablissent complètement, mais dans certains cas l'arthralgie peut persister pendant plusieurs mois ou même plusieurs années.

On a signalé des cas occasionnels de complications oculaires, neurologiques et cardiaques, ainsi que des douleurs gastro-intestinales. Les complications graves ne sont pas fréquentes, mais chez les personnes âgées la maladie peut contribuer à la cause du décès. Les symptômes sont souvent légers chez les personnes infectées et l'infection peut passer inaperçue ou faire l'objet d'un diagnostic erroné dans les zones où sévit la dengue.

Transmission

Le chikungunya a été identifié dans une soixantaine de pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe, mais aussi des Amériques.

Le virus est transmis d'un être humain à l'autre par les piqûres de moustiques femelles infectées. Les moustiques incriminés sont le plus souvent Aedes aegypti et Aedes albopictus, 2 espèces qui peuvent également transmettre d'autres virus, notamment la dengue. Ces moustiques sont susceptibles de piquer pendant la journée, bien que leur activité maximale se situe surtout tôt le matin et en fin d'après-midi. Les deux espèces piquent à l'extérieur, mais Ae. aegypti le fait aussi volontiers à l'intérieur des bâtiments.

La maladie se manifeste généralement entre 4 et 8 jours après la piqure par un moustique infecté, mais la fourchette peut aller de 2 à 14 jours.

Diagnostic

Plusieurs méthodes de diagnostic peuvent être mises en œuvre. Des tests sérologiques, tels que les tests immunoenzymatiques simples (ELISA), peuvent permettre de confirmer la présence d'anticorps anti-chikungunya IgM et IgG. Les niveaux d'anticorps IgM sont les plus élevés trois à cinq semaines après l'apparition de la maladie et persistent pendant environ deux mois. Le virus peut être isolé à partir du sang au cours des premiers jours de l'infection.

Diverses techniques d'amplification génique transcriptase-inverse (RT-PCR) sont disponibles mais leur sensibilité est variable. Certaines conviennent au diagnostic clinique. Les produits de RT–PCR provenant d'échantillons cliniques peuvent aussi être utilisés pour le typage génique du virus, ce qui permet des comparaisons avec des échantillons de virus de différentes sources géographiques. Les échantillons recueillis au cours de la première semaine suivant l’apparition des symptômes doivent être analysés au moyen de techniques tant sérologiques que virologiques (RT-PCR).

Traitement

Il n'existe pas de médicament spécifique qui permette de guérir la maladie. Le traitement a essentiellement pour but d'atténuer les symptômes, notamment l'arthralgie, au moyen d’antipyrétiques, d’analgésiques et d’un apport optimal de liquides.

Prévention et lutte

La présence de sites de reproduction du moustique vecteur à proximité des lieux d'habitations constitue un sérieux facteur de risque de chikungunya ainsi que d'autres maladies transmises par ces espèces. La prévention et la lutte reposent dans une grande mesure sur la réduction du nombre des récipients naturels et artificiels contenant de l'eau qui favorisent la reproduction des moustiques. Cela passe par la mobilisation des communautés affectées. Lors de flambées épidémiques, on peut pulvériser des insecticides pour tuer les moustiques, en les appliquant sur les surfaces à l'intérieur et autour des récipients où les moustiques se posent, et en traitant l'eau contenue dans ces récipients afin de tuer les larves.

Pour se protéger lors de flambées épidémiques de chikungunya, on recommande de porter des vêtements couvrant le corps au maximum et d'appliquer un répulsif sur les parties exposées ou sur les vêtements, conformément aux instructions qui accompagnent le produit. Les répulsifs doivent contenir du DEET (N, N-diéthyl-3-méthylbenzamide), de l'IR3535 (esther éthylique de l'acide 3-[N-acétyl-N-butyl]-aminopropionique) ou de l'icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)-- 1-méthylpropylester). Pour ceux qui dorment pendant la journée, en particulier les jeunes enfants ou les personnes malades ou âgées, les moustiquaires imprégnées d'insecticide assurent une bonne protection. Les spirales anti-moustiques ou d'autres vaporisateurs d'insecticides peuvent aussi réduire les piqures à l'intérieur des bâtiments.

Les personnes voyageant dans des zones à risque doivent prendre des précautions élémentaires, à savoir: utiliser des répulsifs, porter des vêtements à manches longues et des pantalons, et vérifier que les pièces sont équipées de moustiquaires qui empêchent les moustiques d’y pénétrer.

Flambées épidémiques

Le chikungunya est présent en Afrique, en Asie et dans le sous-continent indien. Les infections humaines en Afrique sont restées à des niveaux assez bas pendant un certain nombre d'années, mais en 1999-2000 une flambée importante s'est produite en République démocratique du Congo et en 2007 une flambée s'est déclarée au Gabon.

À partir de février 2005, une importante flambée de chikungunya s'est produite dans les îles de l'Océan indien. Un grand nombre de cas importés en Europe ont été imputés à cette flambée, pour la plupart en 2006 quand l'épidémie de l'Océan indien était à son comble. Une flambée importante de chikungunya est survenue en Inde en 2006 et en 2007. Plusieurs autres pays de l'Asie du Sud-est ont également été affectés. Depuis 2005, l’Inde, l’Indonésie, les Maldives, le Myanmar et la Thaïlande ont signalé 1,9 million de cas.


En 2007, la transmission de la maladie a été signalée pour la première fois en Europe, lors d’une flambée localisée dans le nord-est de l’Italie, au cours de laquelle 197 cas ont été enregistrés, et qui a confirmé que des flambées dues au moustique Ae. Albopictus pouvaient très bien se produire en Europe.

En décembre 2013, la France a signalé 2 cas autochtones confirmés en laboratoire (indigènes) de chikungunya dans la partie française de l'île antillaise de Saint-Martin. Depuis lors, la transmission locale a été confirmée dans plus de 43 pays et territoires des Amériques. Il s'agissait de la première flambée de chikungunya par transmission autochtone documentée dans cette région.

En avril 2015, plus de 1 379 788 cas suspects de chikungunya avaient été enregistrés dans les Caraïbes, dans des pays d’Amérique latine et les États-Unis d’Amérique. 191 décès ont aussi été imputés à cette maladie pendant la même période. Le Canada, le Mexique et les États-Unis ont aussi relevé des cas importés.

Le 21 octobre 2014, la France a confirmé 4 cas d’infection par le chikungunya contractée localement à Montpellier (France). Fin 2014, des flambées ont été signalées dans les îles du Pacifique. Une flambée de chikungunya a été enregistrée dans les Îles Cook et les Îles Marshall, tandis que le nombre de cas dans les Samoa américaines, la Polynésie française, le Kiribati et les Samoa diminuait. L’OMS est intervenue suite à de petites flambées de chikungunya fin 2015 dans la ville de Dakar (Sénégal) et dans l’État du Punjab (Inde).

Dans les Amériques en 2015, 693 489 cas suspects et 37 480 cas confirmés de chikungunya ont été notifiés à l’Organisation panaméricaine de la Santé, le Bureau régional de l’OMS, la Colombie supportant le plus lourd fardeau avec 356 079 cas. Ces chiffres étaient toutefois inférieurs à ceux de 2014, où l’on avait enregistré plus d’1 million de cas dans cette région.

En 2016, il y a eu au total 349 936 cas suspects et 146 914 cas confirmés en laboratoire notifiés au Bureau régional de l’OPS, soit la moitié du fardeau observé l’année précédente. Les pays ayant notifié le plus de cas ont été le Brésil (265 000 cas suspects), la Bolivie et la Colombie (19 000 cas suspects chacun). On a signalé pour la première fois en 2016 la transmission autochtone du chikungunya en Argentine à la suite d’une flambée de plus de 1000 cas suspects. Dans la Région de l'Afrique, le Kenya a signalé une flambée de chikungunya avec plus de 1700 cas suspects. En 2017, le Pakistan continue de riposter à une flambée qui a démarré en 2016.


About the vectors of the disease

Both Ae. aegypti and Ae. albopictus have been implicated in the major outbreaks of chikungunya. While Ae. aegypti only lives in tropical and subtropical areas, Ae. albopictus also occurs in temperate and even cold regions. In recent decadesAe. albopictus has spread from Asia to parts of Africa, Europe and the Americas.

The species Ae. albopictus proliferates in breeding sites containing much more varied water than Ae. aegypti, including coconut shells, cocoa pods, bamboo stumps, tree cavities and rock crevices, in addition to artificial containers such as vehicle tires and saucers placed under flower pots.

This diversity of habitats explains the abundance of Ae. albopictus in rural as well as peri-urban areas and in shaded city parks. Ae. aegypti is more associated with human habitation and uses indoor breeding sites, including flower vases, water tanks and concrete water tanks in bathrooms, as well as in the same outdoor artificial habitats as Ae. albopictus.

In Africa, several other mosquito vectors have been implicated in the transmission of the disease, including A. furcifer-taylori and A. luteocephalus group species. It seems that some animals, including non-primates, rodents, birds and small mammals are used as reservoirs.